• CQFD d’été
Nous serons au festival de la compagnie
Jolie Môme du 23 au 25
juillet à Saint-Amant-Roche-Savine
(Puy-de-Dôme) ainsi que les 4 et 5
septembre au festival de Malvières
(Haute-Loire). Par ailleurs, une permanence
est assurée au journal
tout l’été. Si vous avez besoin d’affiches
Lucha libre !, d’autocollants
ou d’anciens numéros, n’hésitez
• Rame sonore
Le festoche de Radio Galère,
« Paroles de Galère », aura lieu les
4 et 5 septembre à la Friche de la
Belle de Mai à Marseille. Appel à
participation et infos sur
www.parolesdegalere.net. Sûr que
nous y serons !
o-OO-o
ÇA BRÛLE ! Do not disturb
Faut pas rester là messieurs
dames, on ferme pour cause de
vacances. Ce numéro – double,
nous ne sommes pas chiens –
devra vous faire jusqu’au 16 septembre.
En août, c’est relâche.
Alors, nous remercions chaleureusement
nos confrères toulousains
de L’Amiante qui, tirant définitivement
le rideau, nous ont offert
leur trésor de guerre. Nous
saluons non moins chaleureusement
– c’est de saison – les nouveaux
abonnés qui nous ont
rejoints suite à nos douces sollicitations.
Puis zou, on s’arrache.
Ah, ne rien faire ! De la zique, un
bon roman, un coin d’ombre, des
chipos grillées, les gosses au loin…
Heu,non,plus loin… Là,voilà.Hop,
l’opération farniente devrait
durer, allez, au moins… deux
jours ?
Parce qu’évidemment, nous
connaissant, nous ne mettrons
pas plus de 48 heures à rencontrer
des gus qui ont de belles histoires
à raconter ; à tomber sur une vilenie
ordinaire qui donnera envie
de fouiner ;à lire un bouquin dont
on aimerait rencontrer l’auteur ; à
croiser un dessinateur acidulé ou
un photographe effervescent.
L’air de rien, le numéro de la rentrée
se construira tout seul. Et les
vacances seront à ce point fructueuses
que nous devrons sûrement
augmenter la pagination !
Nous nous revoyons le 16 septembre
? À moins que nous nous croisions
d’ici (ou) là…
Restructuration, requalification, réduction des effectifs, « management par la terreur »... Un vieux service public qui adopte à marche forcée une culture d’entreprise cotée au CAC40 broie forcément du salarié. Bin quoi, faut bien satisfaire les actionnaires !
E TRAVAIL, C’EST LA SANTÉ ! », radote le vieil adage. « Je me suicide à cause de mon travail à France Télécom. C’est la seule cause », a pris soin de souligner dans sa lettre d’adieu Michel Deparis, mort à Marseille le 13 juillet dernier. Fin août, à Lannion, un autre salarié de la boîte coupait définitivement sa ligne. Selon l’Observatoire du stress créé par les syndicats Sud PTT et CGC, cela porte à 22 le nombre d’employés de France Télécom qui ont mis fin à (...)
Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils ont fait Sciences-Po : ce sont les « nouveaux agitateurs sociaux », comme les a baptisés France Info [1]. Ces entrepreneurs du spectacle militant chic et choc se bagarrent contre la vie chère, les stages-esclavage ou le manque de logements à coups de happenings télégéniques (pour lesquels on mobilise des bataillons de jeunes activistes). Leaders charismatiques des Désobéissants, de Génération Précaire, de Jeudi Noir, de Sauvons les riches ou de L’Appel et la Pioche,ils entendent « renouveler » les formes de lutte, car le syndicalisme à papa, c’est dépassé. « Les syndicats ont une part de responsabilité terrible dans la crise qui les affecte, explique à France Info Manuel Domergue, le « communicant » de Jeudi Noir et Génération Précaire. C’est qu’ils sont souvent assez chiants, ils se renouvellent pas, ils sont vieux, ils sont pas drôles et souvent en plus ils perdent à la fin. […] Il faut mettre à leur décharge (...)
APPEL DES FAITS. Le 23 mai 2009, à Lille,une manifestation
« contre la répression d’État » s’achève devant le local de
la Vlaams Huis (« Maison flamande », désignée par les
manifestants comme un repaire de nazillons), dans la
ville limitrophe de Lambersart. Vingt-six radicaux
sont alors interpellés, placés en garde à vue et méticuleusement
fichés avec prises photographiques, empreintes et tout
le toutim.
Le 9 juin, une vidéo est mise en ligne sur YouTube. Elle est
constituée d’un montage photo de Black Blocs et d’un commentaire
écrit ironique, sur la musique des « Bisounours »,
« remerciant » les 26 interpellés, avec mention de prénoms,
de la première lettre des noms de famille et des lieux de résidence,
dévoilant jusqu’à certains détails personnels donnés
aux policiers lors de la garde à vue – comme l’adresse
italienne des parents d’une des manifestantes,
connue d’elle seule et de la police. Quelques jours
auparavant, un individu, reconnu comme le trésorier
de la Vlamm Huis, aurait cherché à impressionner
des personnes interpellées le 23 mai
rencontrées par hasard dans un bar de Lille,en les
qualifiant virilement de « Bisounours ». La vidéo
disparaît de la Toile le 14 juin.
Les 3 et 6 juillet, deux spécimens au crâne rasé se
livrent à diverses intimidations devant le domicile
de deux antifas, jusqu’à entailler le visage et la joue
d’une jeune femme avec un Opinel en lui lançant :
« C’est de la prévention, la prochaine fois, j’appuie plus fort. Tu diras à
tes petits copains de se calmer et d’arrêter leurs conneries. » Les
agressés décident de porter plainte contre X pour « divulgation illégale
d’informations personnelles ».
Jusque-là, ce n’est pas trop compliqué de remonter jusqu’aux
ménestrels de la cause flamande. Joint par téléphone , Claude
Hermant, autoproclamé « druide » de l’asso qui prône-les-valeurs-traditionnelles-de-la-famille-du-travail-et-des-cultures-ancestrales, confirme que la liste a bien atterri dans leur boîte aux lettres. Quant à sa provenance et sa finalité, il fait aussi montre d’une imagination débordante : « On reçoit de tout dans notre boîte aux lettres ! Le
Français aime dénoncer, c’est connu depuis 1939 [sic] ! La liste pourrait
aussi bien venir de gens de l’extrême gauche – avec qui on a de
très bons contacts – qui en ont marre de cette vingtaine de casseurs
qui foutent la merde dans les manifs. »
Et si les fuites provenaient plutôt de la maison poulaga ? Fin août,
un curieux courrier anonyme parvient aux rédactions du Canard enchaîné, Siné-Hebdo, La Voix du Nord, Liberté-Hebdo, L’Huma, Libé et CQFD. On peut y lire l’imprimé d’un mail signé « Édouard » provenant d’un forum identitaire et daté du 12 novembre 2007. Édouard, en qualité de trésorier, décrit à son correspondant le fonctionnement de la Vlaams Huis : « [Celle-ci] à [sic] démarré sous l’initiative de Claude il y a deux ans(ancien DPS [3], parti en
Afrique pour mercenariat [4], a des contacts partout) et de quelques skins. Au bout d’un an tous les débiles ont été dégagés, les plus motivés et politiques sont restés… » Voilà
pour la description de ce délicat aréopage de
bardes, apparemment écrémé de ses éléments
les moins gracieux. Plus loin dans le mail, le
carnet d’adresses de l’association semble se
préciser : « On a les flics à la bonne, le portable
du responsable de la sécurité urbaine, déjà venu
au local lors de l’inauguration, nous a dit qu’il
fallait l’appeler au cas où et que ce qu’on faisait
“c’est très bien les p’tits gars”. Le chef de la police
municipale de la ville [Lambersart] est de chez
nous, tout comme son pote d’une grande ville dont
on dépend administrativement qui va venir fêter
son anniv au local. Voili voilou. » Interrogé par nos
soins sur l’authenticité de ces informations, Claude Hermant nie
avec modestie tout contact autre qu’« officiels » avec les services
de police, en rapport avec ses activités associatives.
D’après nos sources dans les réseaux antifascistes, plusieurs forums
identitaires et autres pages persos de l’engeance nationaliste auraient
été hackés depuis plus d’un an par des petits malins. D’autres surprises
pourraient suivre…
Article publié dans CQFD N°70, septembre 2009, actuellement en kiosques.
Le panel de la ménagère
Chatel et ses fausses clientes de supermarché, puis Hortefeux et Amara avec leur présélection de vrais jeunes de banlieue ont ouvert la voie. Reprenant sa tournée des usines de France, un exercice qu’il affectionne, le petit Nicolas s’est arrêté le 3 septembre chez Faurecia, équipementier automobile. Ah, la belle image de sauveur du monde ouvrier que les médias s’empressent de répercuter en boucle ! Mais un reporter belge note un phénomène étrange : les salariés autour du Président sont tous de taille réglementaire. Il apprend, et un syndicaliste confirme, qu’il s’agit de figurants recrutés dans d’autres ateliers pour leur « verticalité contrariée ». Si le complexe vire à l’obsession, le Schtroumpf-Président va finir comme Blanche-Neige, mais avec six nains. Grincheux étant exclu du casting.
Tranche génoise
La Cour européenne des droits de l’Homme vient de condamner l’État italien a versé 40 000 euros à la famille de Carlo Giuliani, abattu par un carabinier à Gènes, lors des manifs anti-G8 de 2001. Pourquoi ? Parce qu’un flic a tué ? Parce que le 4X4 a roulé deux fois sur le corps ? Pas du tout. La Cour pense que le carabiniertueur était en situation de légitime défense, mais estime que l’enquête a été un chouia entravée. La justice transalpine persiste à affirmer que les photos et vidéos où l’on voit le flic visant la tête du jeune ne prouvent rien. Et que la balle, tirée (...)
>>suite>>
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