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du N°004
LETTRE OUVERTE AU MONSIEUR PLANS SOCIAUX DU GOUVERNEMENT

Cher Jean-Pierre, Tu permets que je t’appelle Jean-Pierre ? Entre camarades, pas de chichis. De ton passé d’homme de gauche, je gage que tu as conservé cette familiarité huileuse qui autorise le tutoiement et met de la brillantine dans les rouages. Tu sais, je suis content pour toi. Je viens d’apprendre que Raffarin t’avait nommé « responsable de la Mission interministérielle sur les mutations économiques ». Jean-Pierre Aubert, le « nouveu Monsieur plans sociaux », (...)

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MANU CHAO
Pour qu’un autre monde soit possible, c’est pas compliqué, il faut s’armer de convictions fortes et d’au moins dix mots de vocabulaire, comme Manu Chao : « Moi, dit-il, j’cherche des solutions, je cherche pas à être anti-quelque chose. La circulation de l’information, ben ça c’est formidable, ça. [...] Que l’info elle passe, que tout ça ça passe, c’est super positif. Mais c’est un problème économique, qu’y a. C’est pas le reste qui est un problème » (chez Anne Sinclair, France 3, 13/11/02). Ensuite, il faut s’enfiler sur la tête un bonnet péruvien et avoir sous la main un compte en banque de plusieurs dizaines de millions d’euros. Le bonnet, on peut à la rigueur s’en passer : le 9 août, pour requinquer les « altermondialistes » déshydratés du Larzac, Manu Chao avait laissé au vestiaire son célèbre couvre-chef à pompon dégriffé, symbole d’une simplicité que le « clandestino » affiche (...)
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CA LEUR APPRENDRA
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L’ultimatum a pris fin le 15 septembre à minuit. A cette date, tous les étrangers en situation irrégulière devaient avoir quitté le pays, faute de quoi les hommes de troupe viendraient les expulser de force, « en mettant en œuvre toutes les ressources humaines et matérielles » à leur disposition. La veille au soir, on estimait que soixante-dix mille immigrés avaient plié bagage par crainte des rafles. Dans la seule nuit du 17 août, ils étaient plus de quatre mille à s’entasser dans huit trains spéciaux. Quelques jours plus tard, le ministre de l’Intérieur exhortait ses compatriotes à « profiter de cette aubaine » en allant « occuper les petites besognes laissées vacantes après le départ des clandestins ». Ce n’est pas en France que ça se passe : ici, on se contente encore de virer du métèque par colis séparés ou petits forfaits de groupe. Non, ce cauchemar se passe à Djibouti, ancienne colonie française qui l’est restée en fraude, avec 2 800 bidasses tricolores pour veiller au grain et une légion d’honneur pour décorer le président. Mais depuis le 11-septembre, Djibouti est aussi un bac à sable pour la sainte alliance anti-terroriste. Les USA y ont installé une base militaire de 1 800 hommes, en échange d’une aide financière et d’un coup de piston auprès du FMI. C’est pour se conformer à leurs « souhaits » que les autorités locales auraient déclenché ces expulsions de masse, selon un responsable cité par l’AFP (14/09). On le sait, un terroriste, c’est forcément un pas-d’ici, un loqueteux, un sans-papiers… Sûr qu’en obtenant la reconduite de 70 000 Ben Laden vers la Somalie et l’Erythrée, on lui administre une bonne leçon.

Publié dans CQFD n° 4, septembre 2003

 
Des galériens pour le paquebot La construction du Queen Mary II, futur plus grand paquebot du monde, devait insuffler un peu d’air aux chantiers navals de Saint-Nazaire. En fait, elle donne surtout de l’oxygène à une « certaine idée » de l’Europe sociale : sur le chantier d’Alstom, démembré en diverses strates de sous-traitance imbriquées, travaillent des Portugais, des Polonais, des Roumains, des Français... Certains n’ont pas été payés six mois de suite, alors qu’ils bossaient soixante-six heures par semaine. A l’ANPE, on trouve des offres d’emploi libellées ainsi : « cherche soudeur sachant parler roumain »... Comme ça, le patron est sûr de ne trouver personne sur place et de pouvoir justifier le recours à une main d’œuvre étrangère à moindre coût, corvéable selon des normes sociales en lambeaux. Le Queen Mary II, c’est la Rolls de la précarité. Début septembre, Alstom rompait le contrat qui liait le donneur d’ordres au sous-traitant Avco, en charge de la climatisation du paquebot, qui sous-traitait lui-même auprès de quatre entreprises européennes. Résultat, trois cents salariés indiens, grecs, français, italiens et roumains se retrouvent sur le carreau. Le 13 septembre, le tribunal de Saint-Nazaire condamnait Avco à payer au moins leur mois d’août aux ouvriers et à organiser « un plan social »... Ça change tout. Le Medef aime l’intégration A l’« université d’été » (...)
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