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CQFD N°053



GRENOBLE : FOOT 1 - ARBRES 0

Mis à jour le :15 février 2008. Auteur : François Maliet.



Face à la mondialisation galopante imposant son villagemonde, le moindre bled se doit d’opérer un repli identitaire et frileux sur ses fondamentaux. Et quoi de plus fondamental que le football ? Le maire PS de Grenoble, Michel Destot, a fait un rêve : voir son équipe se hisser en ligue 1. Mais monter en grade dans les bataillons du ballon rond, afin de se mesurer à de vraies villes, implique de pouvoir accueillir des foules de supporters. C’est du moins ce que préconise la Ligue professionnelle de football. Qu’à cela ne tienne, Destot décide de faire construire un immense terrain et de le nommer « Stade des Alpes », excellent patronyme qui évoque l’air pur des montagnes et fait écolo. Décision est prise en 2001 de bâtir cette verrue urbanistique en rognant le parc Paul-Mistral, un des rares poumons de l’agglomération grenobloise. Mais fin 2003, des habitants mécontents de voir leur espace vert amputé de 300 arbres s’installent dans les branches dès le début des travaux. Pendant trois mois, perchés dans les cimes, ils tiennent tête à la « démocratie locale », férue de places de parking et de béton. En février 2004, les autorités passent à l’offensive, décrochant les opposants suspendus à grands coups de GIPN. Faisant fi des batailles juridiques qui suivirent, la municipalité arrivera à ses fins : 55 millions d’euros sont engloutis dans les travaux et les arbres sont abattus. Les arbres, mais pas les opposants, pour qui la lutte du parc Paul-Mistral reste une résistance locale exemplaire. [1]

Dernier avatar : d’après le Dauphiné Libéré du 23 janvier dernier, le propriétaire du club de foot grenoblois, le groupe japonais Index Corporation, songerait à… s’en séparer ! Faut dire que l’équipe de onze zozos chère à Destot s’essouffle toujours en ligue 2.

Article publié dans CQFD n° 53, février 2008.


[1] À lire : Le Stade des Alpes n’aura pas lieu, auto-édition, 4 euros, à commander à pabloc@wanadoo.fr.





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